Confirmación de la condena contra Monzer Al Kassar por trafico de armas

    Inprimir     

Ginebra, 25 de julio de 2001.

Se conoció hoy en Ginebra, la confirmación de la condena contra Monzer Al Kassar por trafico de armas, contra la cual el narcoterrorista sirio había recurrido a la Corte Penal de este Canton, siendo su apelación rechazada.

El diario helvético "Le Temps" y la oficina de la agencia EFE, recogieron la noticia, como se acompaña a continuación, indicando ambos la relación entre Al Kassar y el Procurador General de la Argentina, Nicolás Becerra, quien dispone de una cuenta en el "Credit Suisse" de Zurich, cuenta no declarada ante las autoridades argentinas, como es su obligación como responsable del Ministerio Público.

El cable de EFE y el artículo de "Le Temps" destacan las revelaciones en este caso, y los detalles aportados al respecto por el libro "La delgada línea blanca", del que soy coautor con mi colega chileno, Rodrigo de Castro, investigación periodistica que el 12 de julio pasado, recibió el Premio Rodolfo Walsh en la "Semana Negra" de Gijón a la mejor obra de literatura de no ficción.

Cordialmente los saluda, 
Juan Gasparini 


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SUIZA, AL-KASAR
TRIBUNAL CONFIRMA CONFISCACIÓN 3,3 MILLONES DÓLARES AL-KASAR


Ginebra, 25 jul (EFE).- El traficante sirio de armas Monser Al-Kassar ha perdido una nueva batalla contra la justicia suiza al ver rechazado el recurso interpuesto contra la confiscación por el tribunal cantonal de Ginebra de una cuenta 3,3 millones de dólares.

Así lo confirmó hoy a EFE el fiscal general de Ginebra, Bernard Bertossa, quien agregó que el acusado puede recurrir todavía al tribunal de casación de Ginebra y al tribunal federal como última instancia.

Los fondos confiscados están depositados en una cuenta del banco Audi desde 1992, y el caso fue instruido por el juez ginebrino Laurent Kasper-Ansermet, que consiguió el 22 de noviembre de 1999 una primera condena del sirio.

La condena se basa en el tráfico ilegal de veintisiete contenedores de armas polacas destinadas a Croacia y Bosnia-Herzegovina en 1992, durante el embargo del Consejo de Seguridad de las Naciones Unidas.

Según cuenta en su libro La Delgada Línea Blanca, último premio de investigación ;Rodolfo Walsh,- el argentino Juan Gasparini, entre febrero y junio de 1992, Al Kassar cobró en su cuenta del Banco Audi de Ginebra los fondos enviados por los compradores de esas armas, un matrimonio croata residente en Viena.

Según el dictamen de condena, Al Kassar hizo pasar el dinero por otra cuenta en el Arab Bank de Ginebra cuyo titular era el dirigente palestino Basam Abu Charif.

Durante un interrogatorio llevado a cabo en 1994 por la policía ginebrina, Abu Charif confesó que el gobierno Yemen le había contactado para preguntarle si podía utilizar su cuenta para transferir dinero en un asunto de compraventa de armas.

Me explicaron que el ministerio de Defensa del Yemen había escrito al Gobierno polaco para comprar armas destinadas a Croacia y Bosnia declaró Abu Charif a la policía suiza, según recoge el fallo.

En la documentación presentada al banco Audi, de Ginebra, Al-Kassar quiso demostrar, sin embargo, que había vendido azúcar y café polacos al Yemen del Sur.

Durante el proceso judicial en Ginebra, invocó los nombres de dos españoles, entre ellos un comisionista marítimo en Ceuta, donde el cargamento hizo escala en marzo de 1992 procedente de Gdynia (Polonia).

En aquella ocasión, los aduaneros españoles que inspeccionaron el buque descubrieron numerosas armas cortas, municiones y lanzacohetes de fabricación polaca, pese a que la documentación indicaba que la carga estaba compuesta por maquinaria y arena.

Al-Kassar consiguió, sin embargo, que el barco prosiguiera viaje en su cargamento de armas presuntamente con destino a Yemen, país que nunca confirmó a la justicia suiza que hubiesen llegado allí las armas.

En el engaño documental descubierto en Ceuta se basó el tribunal ginebrino para confiscar la cuenta de Al-Kassar, que sirvió supuestamente de intermediario en esa operación.

De confirmarse, la sentencia contra Al-Kassar sería la primera condena en firme por tráfico de armas del sirio, al que la policía de varios países, entre ellos EEUU, viene acusando desde los años setenta de tráfico de drogas, de armas y de otras mercancías.

Según el diario “Le Temps”, de Ginebra, que cita hoy informaciones provenientes de Argentina, pueden existir vínculos entre Al-Kassar y una cuenta abierta en el banco Crédit Suisse, de Zurcí, por el fiscal general de ese país, Nicolás Becerra.

Al-Kassar contrató los servicios de Nicolás Becerra cuando éste era abogado de la ciudad de Mendoza (Argentina) para cumplimentar los trámites de naturalización, para lo que utilizó documentación falsa, según la justicia de ese país.

El presunto traficante ha sido mencionado además por el ministro de Economía argentino, Domingo Cavallo, como uno de los organizadores del tráfico ilegal de armas argentinas a Croacia y Ecuador, hecho por el que está detenido también desde el pasado 7 de junio el ex presidente Carlos Menem.

EFE
GB3017
U POLBT 07-25 00622
CGI GBM INF

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La justice genevoise gagne face à un intouchable du trafic d'armes
Sylvain Besson
Mercredi 25 juillet 2001

GENEVE. Après des années de procédures, une cour genevoise a confirmé la confiscation de plusieurs millions de dollars appartenant au sulfureux Monzer Al-Kassar

C'est le dernier épisode d'une saga judiciaire qui débute en 1992 avec l'arrestation du Syrien, soupçonné d'être impliqué dans la prise d'otages de l'«Achille Lauro»

Depuis le temps qu'il nargue les policiers de la planète entière, Monzer Al-Kassar, 54 ans, alias Abou Monawar, Menzer Galioun ou Monzer El Khaisar, doit se croire à l'abri de la justice. Mais ce n'est pas exactement vrai.

A Genève, une cour vient de confirmer la confiscation, au profit de l'Etat, de 3,3 millions de dollars déposés à l'Audi Bank par ce Syrien qui eut l'honneur douteux d'être qualifié par la CIA de «terroriste, trafiquant de drogue et d'armes le plus dangereux du monde». Cette défaite judiciaire, selon des experts, préfigure la confiscation définitive de ces fonds, en dépit des recours que Monzer Al-Kassar ne devrait pas manquer d'adresser à la cour de cassation genevoise, puis au Tribunal fédéral.

Prononcée le 28 juin, cette décision n'est que le dernier épisode en date d'une saga judiciaire particulièrement riche. En juin 1992, Monzer Al-Kassar est arrêté en Espagne: on le soupçonne d'avoir joué un rôle dans la prise d'otages du paquebot Achille Lauro. Quelque temps plus tard, alertées par des articles de presse, des banques signalent discrètement à la justice la présence en Suisse de comptes lui appartenant. L'un des comptes, ouvert auprès de l'Audi Bank, intéresse particulièrement les enquêteurs: il a reçu plus de 2 millions de dollars d'un compte ouvert à l'Arab Bank par Bassam Abou Charif, un haut responsable du mouvement palestinien et proche de Yasser Arafat.

Contre toute vraisemblance, Monzer Al-Kassar prétendra ne pas savoir d'où venaient ces fonds. Mais Bassam Abou Charif se montrera plus explicite lors d'un interrogatoire mené en 1994 par la police genevoise: «Le gouvernement yéménite m'a contacté pour me demander s'il pouvait utiliser mon compte pour faire transférer de l'argent dans une affaire d'achat et de vente d'armes. Ils m'ont expliqué que le Ministère de la défense yéménite avait écrit au gouvernement polonais afin d'acheter des armes destinées à la Croatie et à la Bosnie.» Le problème qui n'a pas inquiété outre mesure les Etats impliqués dans la transaction est que l'ONU avait décrété en 1991 un embargo total sur les armes à destination de l'ex-Yougoslavie.

En perquisitionnant le rutilant palais de Monzer Al-Kassar à Marbella, les policiers espagnols ont trouvé des pièces instructives qui prouvent l'implication du Syrien dans ce trafic d'armes: une liste de correspondance entre les marchandises déclarées d'un cargo hondurien, le Nadia, et des armes. Elle démontre que la cargaison officielle de «café», de «thé» et de «lait» se composait en fait de kalachnikovs et d'armes antichar RPG-7 et RPG-2. C'est cette «tromperie documentaire» que la cour genevoise vient de sanctionner par la confiscation des avoirs de Monzer Al-Kassar, qui a servi d'intermédiaire dans cette transaction. Si la décision est confirmée, elle représentera la première condamnation jamais prononcée contre le Syrien.

Depuis les années 70, ce dernier a été régulièrement accusé par lesolices occidentales d'être un trafiquant de haschisch, puis d'héroïne, d'armes et de voitures de luxe, et un soutien du terrorisme arabe. Arrêté à plusieurs reprises en Espagne, au Danemark et en Allemagne, il n'a jamais été sérieusement poursuivi. La France le condamne à 8 ans de prison en 1986 mais
«oublie» de lancer un mandat d'arrêt contre lui. L'Argentine demande son extradition, puis renonce inexplicablement. Pourquoi? «C'est l'un des mystères de ce dossier», expliquent des initiés. Ses relations privilégiées dans le monde du trafic d'armes, ses interventions en faveur des otages occidentaux au Liban auraient fait de lui un intouchable.

Cela est peut-être en train de changer. L'une de ses vieilles onnaissances, l'ex-président argentin Carlos Menem, est actuellement aux arrêts pour avoir couvert un trafic d'armes qui ressemble à s'y méprendre à l'affaire du Nadia: des armes argentines ont été livrées à la Croatie au mépris de l'embargo. Qui était l'intermédiaire? «Monzer Al-Kassar», affirme le ministre de l'Economie, Domingo Cavallo. Et, selon des informations publiées en Argentine *, il existerait des liens entre Monzer Al-Kassar et un compte ouvert au Credit Suisse de Zurich par l'actuel procureur général du pays, Nicolas Becerra, qui avait aidé le marchand d'armes à devenir Argentin.

Voilà qui annonce peut-être de nouveaux rebondissements dans un dossier ui en est déjà plein.
* Juan Gasparini, La delgada linea blanca, Ediciones B, Buenos Aires, 2001

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